OUTrans

Blog de l’association OUTrans.
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    février 18th, 2010OUTransCommuniqué de presse

    En mai dernier, la ministre de la Santé R. Bachelot avait annoncé la «dépsychiatrisation du transsexualisme», dont le décret vient de paraitre le 10 février. De quelle mesure s’agit-il ?

    En réalité le décret prévoit, pour les personnes trans qui le souhaitent, une prise en charge dans le cadre d’une Affection Longue Durée (ALD) qui ne sera plus l’ALD 23 (dédiée aux affections psychiatriques). Au mois de mai, déjà, plusieurs associations trans et LGBT avait dénoncé avec raison un effet d’annonce un peu creux. Car si la décision est symbolique… elle ne change rien pour le moment aux conditions dégradantes et violentes de la prise en charge de la transidentité en France.

    Le gouvernement, par cette mesure, se targue de placer la France parmi les pays les plus progressiste du monde pour les droits des personnes trans. Quelle hypocrisie! Les protocoles actuels, non remis en cause par Bachelot, imposent un suivi par un nombre très limité d’équipes médicales et psychiatriques, qui ont tous les pouvoirs pour décider à la place des trans. Les expertises médicales pratiquées dans ce cadre sont extrêmement pénibles et humiliantes, et l’accès au changement d’état civil reste soumis à la condition d’un suivi psychiatrique et d’une stérilisation.

    Le cadre de ces protocoles a d’ailleurs été confirmé et renforcé dans le pré rapport de la Haute Autorité de Santé sur la prise en charge des trans diffusé au printemps 2009. Cette situation est inacceptable, et montre bien les limites du décret actuel.

    Cette annonce très médiatisée s’inscrit dans un contexte plus qu’inquiétant du fait de la réduction des dépenses de santé imposée par le gouvernement: le changement d’ALD ne peut-il pas signifier à terme la fin du remboursement de certains soins? Par ailleurs, ce pays «si progressiste» refuse toujours de reconnaitre la transphobie comme une discrimination au même titre que le racisme, et donc sa prise en compte par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations (HALDE). Pour répondre à cette annonce, il faut poursuivre la mobilisation contre l’ingérence de l’Etat et des psychiatres dans nos vies!

    Le NPA est solidaire des revendications des associations et groupes trans qui revendiquentla dépathologisation de la transidentité. Nous revendiquons également: la liberté du changement de la mention de sexe à l’état-civil, l’arrêt des mutilations des enfants intersexes, le droit à disposer de son corps et l’autodétermination de genre.

    Le 17 février 2010

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    février 16th, 2010OUTransCommuniqué de presse

    1989-2009 : La « vraie » dépsychiatrisation du transsexualisme, c’est le droit à l’auto-diagnostic !

    par le Groupe Activiste Trans’- Canal Historique (GAT-CH)

    Mme Bachelot vient d’annoncer, à grand fracas médiatique, que la France allait être le premier pays au monde à « dépsychiatriser » le transsexualisme (que nous désignons sous le terme de « transidentités »).

    Cette déclaration publique et ambiguë tant sur son intention politique que son contenu reste cependant très éloignée des réalités.

    Il s’agirait, en effet, selon cette annonce, de reclasser tout simplement le transsexualisme dans une catégorie administrative (les ALD – Affections Longue Durée, donnant lieu à exonération du ticket modérateur) qui ne serait plus « psychiatrique ».

    Rappelons les faits : En 1989, le ministère de la santé adresse à la CNAM une circulaire qui officialise un protocole de soins (celui du Dr Banzet) créé dans un hôpital parisien. Cette circulaire est à l’origine du mythe qu’est l’existence de protocoles dits officiels avec des psychiatres auto-proclamés spécialistes du transsexualisme.

    Or, cette circulaire, non publiée et « réglementaire », est illégale : Elle est d’ailleurs annulée par une décision de la cour de cassation en …. 2004.

    2004, c’est l’année de signature du fameux décret créant une « ALD trans » classée ALD23, donc psychiatrique, décret que Mme Bachelot entend réformer.

    Qui peut sérieusement penser que les trans’ n’étaient pas psychiatriséEs avant l’ALD de 2004 ? Et qui peut sérieusement envisager que changer la couleur de l’étiquette sur le flacon suffira à changer la potion ?

    Il s’agit donc, par cet effet d’annonce, de revenir à la situation antérieure au décret de 2004 : Les trans’ demandant une ALD (touTEs n’en ont pas besoin !) obtenaient le plus souvent une ALD « hors liste ». Aucune dépsychiatrisation n’est donc prévue à l’horizon des trans’.

    Alors, pourquoi cette déclaration ? Tout simplement parce que la classification du transsexualisme dans une ALD psychiatrique n’est plus utile, en 2009, au gouvernement et à la CNAM. En effet la Haute autorité en santé (HAS) vient de leur fournir un rapport à la limite de l’overdose psychiatrique.

    La concordance temporelle de ces deux évènements (d’une part le rapport de la HAS et d’autre part l’annonce « politicienne » de la dépsychiatrisation du transsexualisme) ne peut nullement être fortuite; tout comme l’apparition « spontanée » du décret de 2004 (ALD psychiatrique) suite à l’annulation de la circulaire de 1989 par la cour de cassation la même année.

    La HAS vient tout juste de rendre public un « pré-rapport » sur une évaluation des pratiques médicales liées au transsexualisme. Cette évaluation, demandée en 2004 par des associations trans’(juste peu de temps avant l’apparition du décret ALD trans’ sans la moindre concertation avec la communauté), il aura fallu pas moins de cinq années pour produire un document, bon à mettre à la poubelle, et cela pour plusieurs raisons.

    La HAS n’a « évalué » que les fameuses équipes hospitalières (publiques) décrites dans la circulaire de 1989. Des équipes qui ne suivent en réalité que 10% (à peine) des personnes trans’ dans ce pays; les 90% des transitions se faisant dans des parcours « libres » dans lesquels les trans’ choisissent librement leurs médecins (un droit qui serait fondamental pour la médecine libérale, mais la médecine est-elle libérale dans ces équipes « auto-proclamées » ?).

    La HAS n’a donc évalué que 10% des pratiques. Nous considérons que le résultat est plutôt faible pour une agence officielle d’Etat, financée par les deniers publics.

    N’ayant évalué que des pratiques fondées sur une psychiatrisation à outrance, la HAS ne peut évidemment que produire des recommandations hautement psychiatrisantes… « garbage in, garbage out » dit-on en informatique… Si la HAS avait pris la peine (et elle a eu largement le temps pour le faire) de rencontrer les équipes médicales choisies par les trans’, elle se serait rendue compte que la pratique ultra-psychiatrisante qu’elle recommande relève d’ une grave erreur pouvant porter atteinte à la vie privée et socioprofessionnelle de la population trans’. Ce rapport impose entre autres le « Real Life Test » ou expérience en vie réelle avant toute hormonothérapie ou chirurgie qui « permet de mettre à l’épreuve la persistance de la demande pour poursuivre le parcours de soins, malgré certaines déceptions. Pendant cette expérience, le patient doit vivre en permanence dans le rôle du sexe désiré dans les activités quotidiennes, sociales et professionnelles et montrer son intégration sociale dans ce rôle. Il doit choisir un nouveau prénom et informer les membres de la famille du changement prévu. » La HAS dangereuse pour la vie des trans’ c’est tout de même un comble.

    Remarquons au passage que ce rapport ne tient pas compte de la demande ministérielle de dépsychiatrisation. Si le gouvernement est de bonne foi, et que sa volonté de dépsychiatriser est réelle, alors il doit immédiatement jeter l’actuel pré-rapport de la HAS et demander impérativement une évaluation digne de ce nom, tenant compte d’une part de la dépsychiatrisation annoncée et d’autre part de la participation des associations en tant que telles. Dans le cas contraire, le gouvernement nous fournit, une fois de plus, la preuve qu’il se contente intentionnellement d’ un effet d’annonce et entend plus que jamais, poursuivre la psychiatrisation des personnes trans’ en s’appuyant sur le contenu obsolète du pré-rapport de la HAS.

    La « dépsychiatrisation » des transidentités est et reste une revendication votée à l’unanimité par une assemblée générale des trans’ en 2004, à l’initiative du GAT (Groupe Activiste Trans’).

    Mais derrière ce mot, la réelle intention gouvernementale est tout autre.

    Que pouvons-nous donc encore espérer ?

    En cette période d’élection du Parlement européen, le gouvernement comme la HAS pourraient enfin tenir compte d’une résolution du Parlement européen qui date, elle, de… 1989 !

    1989, rappelons-le, est la date de rédaction de la circulaire illégale par le ministère de la santé légitimant l’existence d’équipes auto-proclamées expertes des questions trans’.

    En effet, il y a 20 ans, le Parlement européen, qui ne peut être confondu avec un groupe activiste radical, invitait : “les États membres à arrêter des dispositions reconnaissant aux transsexuels le droit de changer de sexe par le recours aux traitements endocrinologiques, à la chirurgie plastique et aux traitements esthétiques, arrêtant la procédure applicable en la matière et interdisant toute discrimination à l’égard des transsexuels;

    considèr[ait] que la procédure précitée doit garantir au moins les possibilités suivantes :

    · diagnostic différentiel psychiatrique/psychothérapeutique de la transsexualité, dans le sens de l’aide à l’autodiagnostic;”

    Tout est dit : La dépsychiatrisation a pour corollaire immédiat la reconnaissance fondamentale du droit à l’auto-diagnostic. L’un ne va pas sans l’autre.

    Ce n’est pas par hasard si 90% des personnes trans’ refusent les équipes « auto-proclamées » et choisissent des parcours de transition sans psychiatrie imposée, bénéficiant ainsi, de façon libre et éclairée, de l’auto-diagnostic.

    Dépsychiatriser le transsexualisme, c’est donc reconnaître le droit fondamental à l’autodiagnostic des transidentités. Cette revendication est aujourd’hui loin d’être satisfaite.

    Groupe Activiste Trans’- canal historique Paris, mai 2009

    http://transencolere.free.fr/

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    février 13th, 2010OUTransCommuniqué de presse

    Le Ministère de la Santé de Roselyne Bachelot vient de faire le 10 février 2010 [1] ce qu’il annonçait en grande pompe en mai 2009 [2] : rayer ce qu’il appelle le “transsexualisme” (et que nous appelons la transidentité) de la liste des “affections longue durée”, ou ALD, définies dans le Code de la Sécurité Sociale. C’est-à-dire de la liste des “pathologies” dont les soins sont par défaut pris en charge et remboursés à cent pour cent par les assurances maladie, liste qui concerne notamment des maladies mentales, parmi lesquelles le “transsexualisme” était classé.

    Et comme déjà en mai 2009, le Ministère diffuse cette information par une campagne médiatique tonitruante et hystérique, au timing hautement électoraliste, saluée par des institutions et personnes qui parlent à la place des personnes transidentitaires. Comme s’il s’agissait d’une nouvelle révolutionnaire, et comme si l’État français était le champion international du progrès des droits des trans’.

    Or, comme nous le prédisions déjà lors de l’annonce de mai 2009, il n’en est rien : Non, l’État français ne vient absolument pas de “dépsychiatriser” la transidentité ! Il vient de la dérembourser.

    Il vient de fait de priver, d’un trait de plume, bon nombre de personnes transidentitaires de tout moyen de remboursement de leurs soins, sans leur en fournir d’autres, p.ex. sous forme d’une ALD “indéfinie”, comme il l’a pourtant promis officieusement en 2009. Et tout ceci sans changer quoi que ce soit d’autre à la condition invivable qu’il impose aux trans’ depuis des décennies.

    Il s’agit donc d’un pur mensonge quand les media annoncent que “la France est le premier État au monde à dépsychiatriser le transsexualisme”.

    La vraie information du jour est que la France vient de devenir un État encore plus transphobe qu’elle ne l’est déjà : un État de plus à pousser les personnes transidentitaires chaque jour plus profondément dans la misère sans rien faire pour leurs droits humains, civiques et sociaux ni contre les discriminations qu’elles subissent, notamment de la part de l’État français lui-même.

    Car le Ministère de la Santé et ses services, en particulier la Haute Autorité de Santé dans son rapport extrêmement rétrograde et transphobe d’avril 2009 [3], continuent à parler de “troubles de l’identité de genre” et à préconiser la surveillance médicale, y compris psychiatrique, des personnes transidentitaires. Il est même question d’introduire un “fichier national des transsexuels” :
    sinistre mémoire…

    Mais rêvons un instant au rythme des annonces tonitruantes du Ministère de la Santé, et supposons que l’État français vienne réellement et pour de bon de “dépsychiatriser” la transidentité : il pourrait dès lors, en toute logique, abolir instantanément toutes les discriminations qu’il nous impose au titre de la classification de la transidentité parmi les maladies mentales… Chiche ! Prenons tout cela au mot.

    Nous exigeons par conséquent que l’État français prenne immédiatement
    les mesures suivantes :

    - La fin de toute pathologisation de la transidentité, à quelque titre et sous quelque forme que ce soit : c’est la transphobie qui est une pathologie, pas la transidentité.

    - L’accès libre et sans conditions aux soins dont les personnes transidentitaires ont besoin, sans classement comme malades, ni mentaux ni autres, y compris sous le nom de “troubles de l’identité de genre”. Car les trans’ ne sont malades de rien du tout : leurs souffrances sont exclusivement le résultat de la transphobie de l’État français et de la société transphobe que celui-ci produit et leur impose.

    - La fin du “parcours” et des “protocoles” que l’État français impose aux trans’ en toute illégalité, car nous n’avons pas besoin de l’avis de prétendus “experts” pour savoir qui nous sommes : les expertEs en transidentité c’est nous, qui la vivons 24 heures sur 24.

    - Tout particulièrement la fin immédiate des maltraitances “médicales” que l’État français impose arbitrairement aux trans’ : obligation de stérilisation avant tout accès à leurs droits civiques égaux, traitements médicamenteux destructeurs, “expertises” sous forme de véritables viols, lavages de cerveau…

    - Que l’État français paie réparation : selon le principe que tous dégâts sont à réparer par celui qui les cause, l’État français doit réparation aux trans’ de tout ce qu’il leur fait subir, au mépris des Droits Humains, depuis des décennies. Subordonner cette réparation à une quelconque condition, en particulier à une classification préalable des trans’ comme “malades” ou personnes “troublées”, à quelque titre que ce soit, est inacceptable.

    - Les droits civiques et sociaux égaux pleins et entiers pour toutes les personnes transidentitaires (droit à l’emploi, droit à la santé, droits familiaux et parentaux, droit de vote sans filtrage selon l’apparence de la personne…)

    - L’abolition du premier chiffre du numéro de Sécurité Sociale, qui stigmatise les trans’ et les exclut de fait du marché de l’Emploi.

    - L’abolition de toute mention de sexe et de genre sur tous les papiers d’identité de la personne, pour la même raison.

    - Le changement d’état civil (y compris l’acte de naissance de la personne) sur simple demande pour toutes et tous.

    - Une vraie politique d’éducation publique contre la transphobie et l’homophobie de la part de l’État français, ensemble aux groupes autogérés de personnes LGBTI (lesbiennes/gay/bisexuelles/transidentitaires/intersexe). En commençant bien entendu par l’éducation de l’État français lui-même.

    - Une vraie politique de santé publique pour les personnes LGBTI, en particulier, mais pas seulement, dans les domaines des Infections Sexuellement Transmissibles. Cela doit inclure le doit au don du sang, qui nous est toujours refusé à ce jour.

    - La fin immédiate des violations par l’État français de la Charte Européenne des Droits Humains, notamment face aux personnes transidentitaires, telle que l’exige le Commissaire aux Droits Humains du Conseil de l’Europe [4].

    Tout cela vous semble beaucoup ? Ce n’est pourtant que le strict minimum nécessaire à une vie humaine digne de ce nom. Nous sommes partantEs. L’État français l’est-il ?

    Nous ne négocierons aucune de ces revendications minimales.

    Et nous continuerons d’observer de très près tout ce que l’État français et ses services feront pour ou contre les personnes transidentitaires.

    Car nous ne croyons aux promesses que quand elles se réalisent. Et quand elles nous prennent au sérieux.

    Support Transgenre Strasbourg, le 13 février 2010

    téléphone : 06 12 32 47 64 (après 18 h)
    e-mail : sts67@sts67.org
    site Web : www.sts67.org

    Notes :

    [1] Lire
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021801916
    (décret original consultable sur http://www.journal-officiel.gouv.fr/
    sous la date du 10 février 2010)

    [2] Lire
    http://www.sante-sports.gouv.fr/declassification-de-la-transsexualite-de-la-categorie-affection-de-longue-duree-ald-23-affections-psychiatriques-de-longue-duree.html

    [3] Lire
    http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_766400/projet-de-rapport-sur-la-prise-en-charge-du-transsexualisme-la-has-ouvre-une-consultation-publique
    , et lire notre analyse et réponse ici :
    http://pccsxb.net/dl/sts/text/2009-05-11_cp_rapport_HAS.txt

    [4] Lire http://www.coe.int/t/commissioner/Viewpoints/090105_fr.asp

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    février 11th, 2010OUTransPrison

    La première prison réservée aux transsexuels ouvrira ses portes en mars en Italie. Victimes de violences, placés dans des établissements pour hommes, privés de traitements hormonaux… La situation des trans en milieu carcéral n’est pas meilleure en France. Enquête.

    Le 10 février 2010 - par Anouchka Collette

    On apprenait mardi sur le blog d’Eve Mongin, avocate française installée en Italie, l’ouverture d’une prison un peu particulière. L’établissement pénitentiaire de Pozzale, en Toscane, sera désormais réservé aux transsexuels ou transgenres, une centaine incarcérés dans le pays.

    En France, impossible de connaître leur nombre exact. « Une infime minorité de la population carcérale, mais les prisons de Fleury-Mérogis, Caen ou Marseille, en accueillent quelques-uns en permanence », explique François Bès, de l’Observatoire international des prisons (OIP).

    « On ne sait pas combien ils sont, car leur spécificité reste un tabou. Ils sont placés dans les prisons pour hommes ou pour femmes, en fonction de leur état civil, point-barre », se désole t-il.

    Moqueries, humiliations, violences

    Cette affectation automatique pose problème pour les personnes « en transition », qui n’ont pas encore obtenu –voire demandé- le changement d’état civil. Ainsi, des trans avec une apparence de femme, qu’ils aient ou non changé de sexe, se retrouvent dans des prisons d’hommes. Avec, à la clé, une intégration presque impossible, entre moqueries, humiliations et violences.

    « La prison exacerbe toutes les formes de rejets : trans-phobie, homophobie ou racisme, de la part des détenus et des surveillants », regrette François Bès.

    Les « solutions » sont laissées à la libre appréciation du directeur de la prison, au cas par cas. « La loi est muette sur le statut des transsexuels en général, alors en prison, c’est de la négociation, du pragmatisme, pas du droit !,  explique l’avocat Emmanuel Pierrat. L’administration pénitentiaire se trouve vite démunie.»

    Les mesures prises pour protéger les trans sont « loin d’être idéales », prévient donc François Bès. « Ils sont placés en cellule individuelles, dans des quartiers d’isolement normalement réservés aux délinquants « dangereux », n’ont pas accès à la plupart des activités et se promènent à des heures différentes, dans une petite cour grillagée », détaille t-il.

    Pourtant, la situation s’est améliorée. En 1999, trois matons sont condamnés par le tribunal correctionnel d’Evry pour viols répétés sur des transsexuels à la prison de Fleury-Mérogis. Depuis, l’administration pénitentiaire leur porte une attention plus soutenue.

    Dans cette même prison, les trans ont été regroupés dans un quartier dédié. Un membre du PASTT (association d’aide aux transsexuels) leur rend visite une fois par semaine. Une « cantine » (sorte d’épicerie carcérale) spéciale transsexuels a vu le jour. Le personnel pénitentiaire semble mieux informé et l’accès aux traitements hormonaux y est plus facile qu’ailleurs.

    Refus de prescrire des traitements hormonaux

    L’accès aux soins, «  récrimination principale des détenus transsexuels dans leurs courriers », est loin d’être garanti partout, confirme Xavier Dupont, secrétaire général du Contrôleur des prisons.

    « Certains médecins, pour des questions de moralité ou parce qu’ils ignorent tout de la question, refusent de prescrire ces traitements hormonaux », explique Laura Persell, de la commission prison d’Act Up.

    Le cas de Chloé, qui purge parmi les hommes une longue peine de détention, mobilise les associations. Incarcérée dans un premier temps à Caen, cette transsexuelle dénonce dans une lettre discriminations, viols réguliers et déni des médecins, qui ont stoppé son traitement hormonal.

    « Voir des attributs masculins réapparaître alors qu’on se sent femme, c’est très dur psychologiquement », note François Bès.

    Chloé a commencée à se mutiler, allant jusqu’à tenter de « s’opérer elle-même ». Transférée à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes, elle continue à réclamer l’opération. « La demande est en cours, mais cela devrait prendre encore au moins 6 mois », selon François Bès.

    Chloé a également demandé un changement d’état civil, « une procédure longue », explique Emmanuel Pierrat. « Alors que leur apparence change, les transsexuels restent pendant presque trois ans officiellement des hommes », détaille l’avocat.

    En Italie, une solution « tentante mais discriminatoire »

    « Dans un monde idéal, les personnes incarcérées devraient pouvoir choisir elles-mêmes comment se définir, mais vu l’état des prisons en France, et des droits de l’homme en prison, ça n’est pas prêt d’arriver », regrette Emmanuel Pierrat.

    L’Italie a-t-elle choisie la bonne alternative en isolant les transsexuels ? La prison leur offre un refuge et garantit la poursuite de leur traitement hormonal.

    « Ranger les détenus par catégorie, trans avec trans, toxico avec toxico ou fou avec fou, c’est une solution tentante », reconnait François Bès. Pour autant, il n’adhère pas à l’initiative italienne, « discriminatoire, à l’encontre de l’objectif final de réinsertion ».

    Alors que la cour suprême de Londres a autorisé pour la première fois en septembre 2009 un détenu transsexuel non opéré à intégrer une prison pour femmes, impossible de connaître l’état actuel de la jurisprudence française, ou les éventuels projets. Contacté par nos soins, le ministère de la Justice n’a pas donné suite.

    Cet article est la version longue d’un article paru dans le magazine Les Inrocks du 10 février.

    http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1265819281/article/libre-detre-transsexuel-en-prison/

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    novembre 29th, 2009OUTransAppels d'associations, Collectif

    Le 1er décembre prochain, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, Act Up-Paris appelle les dirigeantEs des pays riches à renforcer leur contribution financière à la lutte contre la pandémie dans les pays pauvres. Une manifestation pour l’accès universel aux traitements partira de la place de la Bastille à Paris à 18h30 (affiche ci-jointe).

    Parcours de la manifestation : départ à 18h30
    - Bastille, Beaumarchais, Filles du calvaire, Temple, République, Turbigo, Beaubourg, Simon le Franc, Blancs manteaux

    La manifestation se poursuivra à l’Espace des Blancs-Manteaux, 48 Rue Vieille du Temple, 4ème, avec des prises de paroles, un pot, un déploiement du Patchwork des noms.

    Aujourd’hui, à l’approche de 2010 - année d’objectif d’accès universel aux traitements - moins de 40% des séropositifVEs qui en ont besoin ont accès à un traitement antirétroviral à travers le monde.

    Pourtant, dès 2005, les pays du G8 s’étaient engagés à garantir l’accès universel aux traitements en 2010. Si enrayer la pandémie de sida — qui fait 6000 mortEs par jour — et atteindre l’accès universel aux traitements est possible, cela est aujourd’hui fortement compromis par le désengagement des pays les plus riches, qui refusent d’augmenter leur contribution. Or, sans une augmentation des efforts financiers, l’accélération des mises sous traitements, l’accès au dépistage, le passage à des traitements plus récents, le suivi biologique des personnes recevant des traitements, ne pourront avoir lieu,

    Malgré les appels répétés des acteurs de la lutte contre le sida dans les pays en développement, des chercheurs et des activistes, les pays les plus riches ont préféré renflouer les caisses de leurs banques plutôt que d’engager les fonds nécessaires pour tenir leurs promesses (soit environ 0,1% de ce qui a été versé aux banques l’année dernière).

    En refusant de répondre à l’urgence de l’épidémie, Sarkozy et son gouvernement, Merkel, Obama, Brown, Harper, Berlusconi, Hatoyama et Medvedev se rendent coupables de millions de nouvelles contaminations et de mortEs. Sida : la crise a ses coupables !

    Source : Act Up-Paris

    Pour le 1er décembre 2009, OUTrans organise un bloc trans : pour plus d’information, consultez notre article sur le site.

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    novembre 7th, 2009OUTransColloques, Manifestations, Non classé

    Paris, le 3 novembre 2009

    Plus de 300 personnes provenant de 48 pays ont pris part à la Conférence dont le thème était : « Dépasser les barrières culturelles et religieuses et avancer vers l’égalité pour les personnes LGBT ».

    Un record en termes d’affluence pour cette Conférence organisée cette année avec le Malta Gay Rights Movement.

    La Conférence a bénéficié à Malte, d’une importante et positive couverture médiatique. Les affiches de la Campagne de l’ILGA-Europe qui traitent des difficultés rencontrées par les familles LGBT confrontées à un manque de reconnaissance juridique, traduites en Maltais, recouvraient les bus et les abris-bus de l’île.

    Toute cette visibilité ne pourra que profiter aux LGBT Maltais. Leur président, le Dr George Abela, s’y est engagé lors d’une rencontre avec une délégation, la veille de l’ouverture de la Conférence. C’est tout de même la première fois que le Chef de l’exécutif du pays qui héberge la Conférence, daigne inviter ses représentants.

    Hormis les délégués associatifs, les intervenants suivants avaient fait le déplacement pour s’exprimer sur le thème central :

    Ulrike Lunacek, Membre du Parlement Européen ; Francis Agius, Député Parlementaire Maltais, Chef de la délégation Maltaise à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe ; Belinda Pyke, Commission Européenne, Directrice de l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, de l’Action contre les Discriminations, de la Société Civile de la Direction Générale de l’Emploi, des Affaires Sociales et de l’Egalité des Chances ; Dr Louis Galea, Porte Paroles de l’Exécutif Maltais ; Evarist Bartolo, Député Parlementaire Maltais, Labour Party ; Vladimir Luxuria, ancien Député Parlementaire Italien, journaliste ; Juris Cālītis, Pasteur de l’Eglise Anglicane de Lettonie ; Frits Huffnagel, Député Maire de la Ville de La Haye.

    La pré-conférence sur les Droits des Trans. a également remporté un vif succès. Elle a réuni de nombreux militants Trans., LGB également, et des responsables de la politique européenne qui se sont engagés à lutter spécifiquement contre les discriminations envers les personnes Trans. La pré-conférence a abouti à une déclaration qui constitue une première en la matière.

    La Conférence a également élu six membres du Bureau Exécutif de l’ILGA-Europe : Martin K.I. Christensen (Danemark) ; Louise Ashworth (UK) ; Nataša Sukič (Slovénie) ; Bjorn van Roosendaal (Pays Bas) ; Christine Le Doaré (France) ; Paata Sabelashvili (Géorgie) et Tomasz Szypuła (Pologne) remplaçant ;

    Les quatre autres membres du Bureau Exécutif (élus l’an dernier pour deux ans) sont : Linda Freimane (Lettonie) ; Ruth Baldacchino (Malte) ; Pierre Serne (France), Deborah Lambillotte (Belgique) ;

    La Conférence a aussi voté sur le choix du pays qui l’accueillera en 2011 et Turin (Italie) l’a emporté sur Varsovie (Pologne) ; en 2010, la Conférence sera hébergée par La Haye (Pays Bas).

    Christine Le Doaré
    Présidente Centre LGBT Paris IdF
    Tél : 06 89 33 78 07

    - ILGA-Europe Région européenne de l’ ILGA, the International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association : www.ilga-europe.org

    - Malta Gay Rights Movement: www.maltagayrights.net

    - Plus d’information sur la conférence de l’ILGA-Europe : www.ilga-europe.org/conference

    - Rapports sur les plénières, ateliers… sur le site Internet et sur la page facebook : www.ilga-europe.org http://www.facebook.com/pages/ILGA-Europe/11494607341

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    octobre 20th, 2009OUTransAppels d'associations, À l'étranger

    À l’initiative de Alecs Recher, trans ftm, politicien zurichois se tiendra ce samedi 24 octobre à Berne à 15h00 dans la Salle commune du “Quartier -Hof”, Dammweg la réunion de création d’un réseau suisse Trans et Queer.

    Ses buts :
    - Garantir nos propres intérêts
    - Renforcer nos droits juridiques
    - Améliorer notre situation sociale
    - Renforcer nos droits face au monde médical
    - Renforcer notre visibilité et diffuser les informations utiles et nécessaires largement
    - Créer un lobby efficace

    Tenant compte des particularités de notre pays, ce réseau se veut dans nos 4 langues nationales, dans chacun de nos 26 cantons et se veut ouvert à tous les genres !
    Venez apporter votre contribution et vos idées quant aux priorités, ressources et initiatives déjà existantes ou à créer.

    Si vous ne pouvez vous déplacer, vous avez la possibilité d’envoyer un mail à recher(@)alecs.ch pour vous tenir informés de la suite de notre action.

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    septembre 27th, 2009OUTransAppels d'associations, Collectif, Manifestations

    Dans le cadre de la campagne internationale, « Stop Trans Pathologization 2012* », nous lançons un appel à touTEs les individuEs, associations, groupes et collectifs qui souhaitent voir, comme nous, la fin de la pathologisation des personnes trans’ et nous vous invitons à nous rejoindre le samedi 17 octobre à 14h sur la place de la comédie à Montpellier pour visibiliser cette cause.

    En tant que signataires du manifeste du Réseau International pour la Dépathologisation Trans nous dénonçons publiquement, une fois de plus, la psychiatrisation de nos identités et la classification, pathologisante, du « trouble d’identité sexuel ou de genre » (TIG).

    Car la psychiatrisation relègue aux institutions médico-psychiatriques le contrôle de nos identités et permet à celles-ci, motivées par des intérêts étatiques, religieux, économiques et politiques, d’enfermer les corps des personnes trans’ dans un binarisme stéréotypé « homme-femme », en faisant passer cette posture exclusive pour une réalité naturelle et « vraie ». Aujourd’hui, en dénonçant ce paradigme qui utilise la biologie et la « nature » pour justifier un ordre social beaucoup trop réducteur, nous souhaitons mettre en évidence les effets sociaux désastreux de telles pratiques, légales, sur les personnes trans’ et intersexuéEs.

    Nous refusons cette réalité où les corps qui ne répondent pas anatomiquement à la classification médicale occidentale en vigueur sont catalogués sous des termes pathologisants qui ne représentent en rien la réalité des personnes trans’ ou intersexuéEs : intersexualité et transsexualité.

    Légitimer ces normes sociales, qui contraignent nos vécus et nos sentiments, implique d’invisibiliser et de pathologiser les multiples options humaines possibles et de n’autoriser qu’un seul chemin qui ne questionne pas le dogme politique sur lequel se fonde notre société : l’existence, unique et exclusive, de deux seules catégories d’être et de sentir.

    Cette invisibilisation, basée sur un ordre moral dépassé, se fait au prix d’opérations de stérilisations non-souhaitées et au prix d’interventions sur les nouveaux néEs intersexuéEs (néEs avec des organes génitaux atypiques mais fonctionnels) au moyen de traitements de normalisation violents et inhumains, comme pour effacer la possibilité de ces corps et refuser l’existence des différences.

    Nous ne voulons pas nous adapter aux définitions psychiatriques d’« homme » et de « femme » pour pouvoir vivre nos identités, et pour que la valeur de nos vies soit reconnue sans avoir à renoncer aux diversités qui nous constituent.

    Nous ne voulons obéir à aucun type de catalogage, ni d’étiquette, ni de définition institutionnalisées et nous réclamons notre droit à nous autodéterminer.

    Pourtant, à l’heure actuelle, la transidentité est toujours considérée comme un « trouble de l’identité sexuelle », pathologie mentale classifiée dans la CIM-10 (Classification internationale des maladies de l’OMS) et dans le DSM-IV-R (manuel diagnostique et statistique des maladies mentales de l’Association américaine de psychiatrie). Ces classifications sont celles qui guident les psychiatres du monde entier au moment du diagnostic.

    Et, depuis deux ans a débuté la révision du DSM-IV-R, lequel détermine les modifications à apporter à la liste des maladies de l’OMS. Ces derniers mois ont été rendus publics les noms des psychiatres qui décideront de l’avenir du trouble d’identité sexuelle. À la tête du groupe de travail sur le TIG se trouvent le Dr Zucker (directeur) et le Dr Blanchard, entre autres. Ces psychiatres, connus pour pratiquer des thérapies de « conversion » auprès des homosexuelLEs, des transsexuelLEs et liés aux cliniques pour enfants intersexuéEs, proposent non seulement de ne pas retirer le « trouble » de la liste mais aussi d’élargir son traitement aux enfants présentant des comportements de genre hors normes en leur appliquant des thérapies de réadaptation au « rôle d’origine ».

    Nous adressons directement à la classe politique des demandes claires :

    - Nous revendiquons le droit de pouvoir changer de prénom pour nos documents officiels sans avoir à passer par un quelconque examen médical ou psychologique. Nous pensons résolument que l’Etat ne devrait disposer d’aucune compétence s’agissant de nos prénoms, nos corps et nos identités.

    - Nous faisons nôtres les discours du mouvement féministe et la lutte pour le droit à l’avortement et pour celui de disposer de son propre corps ; nous revendiquons le droit de décider librement si nous voulons ou ne voulons pas modifier notre corps et de pouvoir le faire sans lourdeurs bureaucratiques, politiques et économiques. Nous exigeons aussi l’arrêt des opérations « normalisatrices » sur les nouveau-nés intersexués.

    - Nous dénonçons l’extrême vulnérabilité et les difficultés d’accès au marché du travail des personnes transgenres, transsexuelles et genres fluides. Nous exigeons des garanties d’accès au monde du travail et la mise sur pied de politiques spécifiques destinées à mettre un terme à la marginalisation et à la discrimination de ces personnes.

    Cette situation de vulnérabilité est encore plus accentuée dans le cas des personnes trans’ migrantes, qui arrivent dans notre pays en fuyant des situations d’extrême violence. Nous exigeons l’attribution immédiate de l’asile politique à ces personnes tout en revendiquant la pleine égalité des droits pour les personnes migrantes.

    - Même si nous clamons haut et fort que nous ne sommes pas victimes mais maîtreSSEs de notre propre identité, nous voulons rappeler toutes les agressions, assassinats et aussi suicides de personnes trans’ causées par la transphobie. Nous tenons le système binaire hétérosexiste pour responsable de ces violences. Le silence est complice.

    Enfin, nous annonçons que le Réseau International pour la Dépathologisation des Identités Trans a mis en place une coordination mondiale avec comme premier objectif : le retrait de la transsexualité du DSM en 2012. Un premier pas vers la diversité, un premier coup à la transphobie.

    Pour la diversité de nos corps et de nos identités, nous vous invitons à nous rejoindre le samedi 17 octobre à 14h place de la comédie à Montpellier !

    * http://stp2012.wordpress.com/

    Plus d’informations sur le site de l’antenne française du STP : http://stp2012fr.wordpress.com/

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    juillet 22nd, 2009OUTransManifestations

    Cette année, l’Existrans, marche des trans, intersexuéEs et celles et ceux qui les soutiennent, aura lieu le samedi 10 octobre à Paris. La marche sera centrée sur le thème de la santé.

    En parallèle, le collectif Existrans et différentes associations trans organiseront un mois d’action entre la marche de l’Existrans et le T-DOR (journée mondiale pour la célébration de la transidentité et de commémoration des personnes victimes de transphobie).

    Si vous souhaitez de plus amples informations, nous nous tenons à votre disposition pour vous informer plus précisément sur les différents thèmes qui seront portés lors de cette manifestation et de ce mois de militantisme trans.

    Le collectif Existrans

    existrans(@)gmail.com

    http://www.existrans.org/

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    juillet 22nd, 2009OUTransNon classé

    Article d’Hélène Hazera pour Yagg

    En avril 2008, une information capitale secouait la planète people. Un célèbre footballeur brésilien avait été surpris avec deux trans’. Vous allez sur un moteur de recherche, vous tapez les mots Ronaldo et travesti (les Brésiliens emploient encore le mot français des années 60) et vous obtiendrez des dizaines de liens sur des articles, des émissions de télé, des vidéos burlesques où les mêmes « travestis » qu’on a vu aux infos, féminines et hormonées, sont jouées par des bonshommes poilus, la perruque de travers. Et les déclarations accablées de la vedette qui aurait dit au commissaire: « Ça va me coûter ma carrière ! ».

    Une fois de plus, le message principal envoyé aux trans’, c’est qu’il vaut mieux être vu en train de sucer la queue du diable qu’être soupçonné d’avoir ou de vouloir lutiner une trans’. Et que si un footballeur fraye avec une trans’, c’est obligatoirement parce qu’il a été abusé.

    Épilogue de l’histoire: Ronaldo n’a pas vu sa carrière s’interrompre, on l’a chambré un moment, c’est tout. Mais Andréia, celle par qui le scandale est arrivé, vient de mourir « de complication du sida » nous rapporte l’AFP, qui parle sans complexe d’elle au masculin en utilisant le mot « travesti » sans savoir que le terme brésilien se traduit aujourd’hui en français par trans’, comme si Andréia se vivait dans le déguisement.

    Les leçons à en tirer, c’est l’incroyable transphobie des médias, qui à l’échelle internationale ont fait quelque chose de monstrueux d’un cas banal: un hétérosexuel est attiré par une femme trans’. Qui nous dit que ce n’est jamais arrivé à ces commentateurs virils? La leçon à en tirer, c’est qu’au Brésil une trans peut mourir à 22 ans du sida. La leçon à en tirer, c’est que la prévention oublie que les clients des femmes trans’ sont des hétérosexuels. Les mêmes qui s’indignent de ce qu’un footballeur ai pu avoir envie d’une trans’ n’ont pas un mot de compassion pour la mort de celle-ci. À 22 ans.

    Source : Yagg

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